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RDC : Bertrand Bisimwa ouvre l’année académique 2026-2027 et appelle à une université libre, responsable et au service de la Nation

Prisca wa Mwati et Sifa Zihalirwa

by Rédaction
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À l’occasion de l’ouverture solennelle de l’année académique 2026-2027, Bertrand Bisimwa, vice-président du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), a prononcé un discours consacré à la continuité de l’enseignement supérieur, à la liberté académique et à la responsabilité de la communauté universitaire dans la transformation de la République démocratique du Congo.
Placée sous le thème « La formation et la recherche scientifique au service de la Nation », cette rentrée académique intervient dans un contexte marqué par les tensions politiques et sécuritaires dans l’Est du pays, ainsi que par les incertitudes entourant la rémunération des enseignants, la reconnaissance des diplômes et l’avenir des étudiants.


Devant les responsables des établissements d’enseignement supérieur et universitaire, les enseignants, les chercheurs, les étudiants et les représentants de la société civile, Bertrand Bisimwa a présenté la poursuite des activités académiques dans les zones administrées par son mouvement comme une responsabilité politique et sociale.
« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »
En ouvrant son intervention par cette célèbre pensée de François Rabelais, Bertrand Bisimwa a insisté sur la nécessité d’associer la connaissance scientifique à la responsabilité morale.
Pour lui, l’université ne doit pas seulement former des diplômés, mais également des citoyens capables de réfléchir librement, de confronter les idées et de contribuer à la résolution des problèmes de la société.
Il a notamment défendu une institution universitaire affranchie des pressions partisanes, où les compétences, l’intégrité et le mérite doivent primer sur les appartenances politiques, ethniques ou communautaires.
« Une science mise au service de la haine, de l’exclusion ou de la manipulation trahit sa vocation », a-t-il déclaré.
Une réponse aux difficultés de l’enseignement supérieur dans l’Est de la RDC
L’un des principaux axes du discours a porté sur la continuité des enseignements malgré les conséquences du conflit.
Bertrand Bisimwa a contesté les mesures de suspension des activités académiques attribuées aux autorités de Kinshasa ainsi que les sanctions et interruptions de rémunération touchant certains membres du personnel universitaire.
Il a affirmé que les étudiants du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ne devaient pas être privés de formation en raison de leur lieu de résidence ou des divergences politiques.
Toutefois, il a reconnu que l’ouverture de l’année académique ne pouvait constituer, à elle seule, une garantie de réussite.
Il a évoqué la nécessité de disposer d’enseignants disponibles, de programmes cohérents, de ressources financières suffisantes et de mécanismes transparents de gestion.
Concernant les enseignants dont les rémunérations ont été suspendues, il a annoncé l’engagement de son mouvement à organiser un accompagnement fondé sur l’identification des bénéficiaires, la mobilisation des ressources et la traçabilité des paiements. Les modalités pratiques de cet accompagnement restent à préciser.
La liberté académique, une exigence qui s’impose également aux autorités
Dans un passage particulièrement significatif, Bertrand Bisimwa a souligné que la défense de la liberté universitaire devait aussi s’appliquer aux décisions de son propre mouvement.
« Nous ne pouvons défendre la liberté universitaire et refuser la contradiction », a-t-il affirmé.
Il a rappelé que les enseignants et les chercheurs devaient pouvoir exprimer leurs préoccupations, discuter les décisions administratives et publier leurs résultats scientifiques, y compris lorsque ceux-ci mettent en évidence des insuffisances dans la gestion publique.


Cette orientation place l’autonomie universitaire, la liberté de recherche et la transparence institutionnelle parmi les principes annoncés pour l’année académique.
Des universités appelées à résoudre les problèmes concrets de la population
Le vice-président du FRN a également insisté sur la nécessité de rapprocher la recherche scientifique des réalités quotidiennes des Congolais.
Il a cité notamment les questions de santé publique, d’agriculture, d’énergie, d’environnement, d’assainissement urbain, de sécurité alimentaire et de gouvernance.
Les incendies, les inondations et les constructions sur des sites à risque figurent parmi les défis auxquels les établissements universitaires sont invités à apporter des réponses scientifiques et techniques.
Selon Bertrand Bisimwa, les mémoires, les thèses et les travaux de recherche doivent dépasser leur seule dimension académique pour contribuer à la compréhension des problèmes et à l’élaboration de solutions adaptées.
Diplômes, mobilité académique et emploi : des préoccupations reconnues
Abordant les inquiétudes des étudiants et de leurs familles, Bertrand Bisimwa a reconnu les difficultés relatives à la reconnaissance des diplômes délivrés dans les zones administrées par son mouvement.
Il a appelé les établissements à renforcer la conservation des dossiers académiques, la traçabilité des évaluations et la fiabilité des relevés de notes.
Il a également évoqué la recherche de mécanismes de coopération permettant de préserver les parcours universitaires et de favoriser la mobilité académique.
Aucun accord précis de reconnaissance des diplômes n’a cependant été annoncé dans le discours.
Sur la question de l’emploi, il a plaidé pour un rapprochement entre les universités et les milieux professionnels, notamment à travers les stages, le développement des compétences et l’entrepreneuriat.
Un appel à la jeunesse face aux défis de l’intelligence artificielle
S’adressant directement aux étudiants, Bertrand Bisimwa les a invités à faire preuve de discipline, d’assiduité et d’honnêteté intellectuelle.
Il a particulièrement insisté sur les transformations provoquées par l’intelligence artificielle dans l’accès à la connaissance et les méthodes de recherche.
Les étudiants ont été encouragés à utiliser ces technologies avec discernement, à vérifier les informations et à préserver leur capacité personnelle de raisonnement.
Le responsable politique a également dénoncé le tribalisme, les discriminations identitaires et les discours de haine, estimant que l’université devait devenir un espace de dialogue, de cohésion nationale et de respect de la diversité.
Huit priorités pour l’année académique 2026-2027
Le discours a défini huit grandes orientations : la continuité des enseignements, l’amélioration de la qualité de la formation, l’accompagnement des enseignants, la transparence de la gouvernance, la préservation des acquis académiques, le soutien à la recherche scientifique, l’accès des jeunes vulnérables aux études et la protection des libertés universitaires.
Bertrand Bisimwa a insisté sur la nécessité de traduire ces orientations en mesures concrètes, assorties de responsabilités clairement définies, d’échéances réalistes et de mécanismes de suivi.
Une rentrée académique placée sous le signe de la responsabilité
Au-delà de la cérémonie d’ouverture, le discours de Bertrand Bisimwa pose plusieurs questions déterminantes pour l’avenir de l’enseignement supérieur dans les provinces concernées : comment garantir durablement la rémunération des enseignants ? Comment préserver la valeur des parcours académiques ? Comment assurer la liberté de recherche dans un environnement politiquement sensible ? Et comment transformer les engagements institutionnels en résultats mesurables ?
En affirmant que la crédibilité des autorités dépendra de la cohérence entre leurs paroles, leurs décisions et leurs actes, le vice-président du FRN a lui-même placé l’action de son mouvement devant une exigence de résultats.
La réussite de l’année académique 2026-2027 se mesurera ainsi non seulement à la régularité des cours, mais aussi à la qualité de la formation, à la protection des droits des étudiants et des enseignants et à la capacité des universités à contribuer concrètement au développement de la société congolaise.

À l’occasion de l’ouverture solennelle de l’année académique 2026-2027, Bertrand Bisimwa, vice-président du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), a prononcé un discours consacré à la continuité de l’enseignement supérieur, à la liberté académique et à la responsabilité de la communauté universitaire dans la transformation de la République démocratique du Congo.

Placée sous le thème « La formation et la recherche scientifique au service de la Nation », cette rentrée académique intervient dans un contexte marqué par les tensions politiques et sécuritaires dans l’Est du pays, ainsi que par les incertitudes entourant la rémunération des enseignants, la reconnaissance des diplômes et l’avenir des étudiants.

Devant les responsables des établissements d’enseignement supérieur et universitaire, les enseignants, les chercheurs, les étudiants et les représentants de la société civile, Bertrand Bisimwa a présenté la poursuite des activités académiques dans les zones administrées par son mouvement comme une responsabilité politique et sociale.

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »

En ouvrant son intervention par cette célèbre pensée de François Rabelais, Bertrand Bisimwa a insisté sur la nécessité d’associer la connaissance scientifique à la responsabilité morale.

Pour lui, l’université ne doit pas seulement former des diplômés, mais également des citoyens capables de réfléchir librement, de confronter les idées et de contribuer à la résolution des problèmes de la société.

Il a notamment défendu une institution universitaire affranchie des pressions partisanes, où les compétences, l’intégrité et le mérite doivent primer sur les appartenances politiques, ethniques ou communautaires.

« Une science mise au service de la haine, de l’exclusion ou de la manipulation trahit sa vocation », a-t-il déclaré.

Une réponse aux difficultés de l’enseignement supérieur dans l’Est de la RDC

L’un des principaux axes du discours a porté sur la continuité des enseignements malgré les conséquences du conflit.

Bertrand Bisimwa a contesté les mesures de suspension des activités académiques attribuées aux autorités de Kinshasa ainsi que les sanctions et interruptions de rémunération touchant certains membres du personnel universitaire.

Il a affirmé que les étudiants du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ne devaient pas être privés de formation en raison de leur lieu de résidence ou des divergences politiques.

Toutefois, il a reconnu que l’ouverture de l’année académique ne pouvait constituer, à elle seule, une garantie de réussite.

Il a évoqué la nécessité de disposer d’enseignants disponibles, de programmes cohérents, de ressources financières suffisantes et de mécanismes transparents de gestion.

Concernant les enseignants dont les rémunérations ont été suspendues, il a annoncé l’engagement de son mouvement à organiser un accompagnement fondé sur l’identification des bénéficiaires, la mobilisation des ressources et la traçabilité des paiements. Les modalités pratiques de cet accompagnement restent à préciser.

La liberté académique, une exigence qui s’impose également aux autorités

Dans un passage particulièrement significatif, Bertrand Bisimwa a souligné que la défense de la liberté universitaire devait aussi s’appliquer aux décisions de son propre mouvement.

« Nous ne pouvons défendre la liberté universitaire et refuser la contradiction », a-t-il affirmé.

Il a rappelé que les enseignants et les chercheurs devaient pouvoir exprimer leurs préoccupations, discuter les décisions administratives et publier leurs résultats scientifiques, y compris lorsque ceux-ci mettent en évidence des insuffisances dans la gestion publique.

Cette orientation place l’autonomie universitaire, la liberté de recherche et la transparence institutionnelle parmi les principes annoncés pour l’année académique.

Des universités appelées à résoudre les problèmes concrets de la population

Le vice-président du FRN a également insisté sur la nécessité de rapprocher la recherche scientifique des réalités quotidiennes des Congolais.

Il a cité notamment les questions de santé publique, d’agriculture, d’énergie, d’environnement, d’assainissement urbain, de sécurité alimentaire et de gouvernance.

Les incendies, les inondations et les constructions sur des sites à risque figurent parmi les défis auxquels les établissements universitaires sont invités à apporter des réponses scientifiques et techniques.

Selon Bertrand Bisimwa, les mémoires, les thèses et les travaux de recherche doivent dépasser leur seule dimension académique pour contribuer à la compréhension des problèmes et à l’élaboration de solutions adaptées.

Diplômes, mobilité académique et emploi : des préoccupations reconnues

Abordant les inquiétudes des étudiants et de leurs familles, Bertrand Bisimwa a reconnu les difficultés relatives à la reconnaissance des diplômes délivrés dans les zones administrées par son mouvement.

Il a appelé les établissements à renforcer la conservation des dossiers académiques, la traçabilité des évaluations et la fiabilité des relevés de notes.

Il a également évoqué la recherche de mécanismes de coopération permettant de préserver les parcours universitaires et de favoriser la mobilité académique.

Aucun accord précis de reconnaissance des diplômes n’a cependant été annoncé dans le discours.

Sur la question de l’emploi, il a plaidé pour un rapprochement entre les universités et les milieux professionnels, notamment à travers les stages, le développement des compétences et l’entrepreneuriat.

Un appel à la jeunesse face aux défis de l’intelligence artificielle

S’adressant directement aux étudiants, Bertrand Bisimwa les a invités à faire preuve de discipline, d’assiduité et d’honnêteté intellectuelle.

Il a particulièrement insisté sur les transformations provoquées par l’intelligence artificielle dans l’accès à la connaissance et les méthodes de recherche.

Les étudiants ont été encouragés à utiliser ces technologies avec discernement, à vérifier les informations et à préserver leur capacité personnelle de raisonnement.

Le responsable politique a également dénoncé le tribalisme, les discriminations identitaires et les discours de haine, estimant que l’université devait devenir un espace de dialogue, de cohésion nationale et de respect de la diversité.

Le discours a défini huit grandes orientations : la continuité des enseignements, l’amélioration de la qualité de la formation, l’accompagnement des enseignants, la transparence de la gouvernance, la préservation des acquis académiques, le soutien à la recherche scientifique, l’accès des jeunes vulnérables aux études et la protection des libertés universitaires.

Bertrand Bisimwa a insisté sur la nécessité de traduire ces orientations en mesures concrètes, assorties de responsabilités clairement définies, d’échéances réalistes et de mécanismes de suivi.

Une rentrée académique placée sous le signe de la responsabilité

Au-delà de la cérémonie d’ouverture, le discours de Bertrand Bisimwa pose plusieurs questions déterminantes pour l’avenir de l’enseignement supérieur dans les provinces concernées : comment garantir durablement la rémunération des enseignants ? Comment préserver la valeur des parcours académiques ? Comment assurer la liberté de recherche dans un environnement politiquement sensible ? Et comment transformer les engagements institutionnels en résultats mesurables ?

En affirmant que la crédibilité des autorités dépendra de la cohérence entre leurs paroles, leurs décisions et leurs actes, le vice-président du FRN a lui-même placé l’action de son mouvement devant une exigence de résultats.

La réussite de l’année académique 2026-2027 se mesurera ainsi non seulement à la régularité des cours, mais aussi à la qualité de la formation, à la protection des droits des étudiants et des enseignants et à la capacité des universités à contribuer concrètement au développement de la société congolaise.

PRISCA wa Mwati et Sifa Zihalirwa

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