Le Groupe de contact international (IGC) rappelle l’importance de créer les conditions d’un dialogue intercongolais inclusif avec toutes les parties prenantes congolaises clés. Un élément nécessaire pour une paix durable en RDC.
C’est ce qui ressort de la déclaration du Groupe de contact international (ICG) pour la région des Grands Lacs, qui inclut des représentants de l’Allemagne, de la Belgique, du Danemark, des États-Unis, de la France, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Suède, de la Suisse et de l’Union européenne, réuni à Stockholm en Suède, les 20 et 21 mai 2026.
L’ICG salue les progrès réalisés par le gouvernement de la République démocratique du Congo et l’AFC/M23, lors de la réunion du 13 au 19 avril à Montreux, en Suisse, en vue de soutenir les opérations humanitaires et de s’engager à libérer des prisonniers ainsi qu’à mettre en œuvre l’accord de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, soutenu par la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs et la MONUSCO, comme indiqué dans la déclaration publique publiée à l’issue de la réunion.
Dans cette déclaration, l’ICG se félicite également de la réunion du 23 avril à Washington, où la République démocratique du Congo et le Rwanda au cours de laquelle le comité conjoint de surveillance s’est tenu. L’ICG se félicite de la volonté exprimée par les deux parties de respecter leurs engagements dans le cadre des Accords de Washington et rappelle l’importance de la mise en œuvre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies. C’est pourquoi ce groupe rappelle l’importance de créer les conditions d’un dialogue intercongolais inclusif avec toutes les parties prenantes congolaises clés.
Amélioration sur le terrain
Pour l’IGC, les progrès politiques doivent se traduire sans délai par des améliorations sur le terrain. Le cessez-le-feu doit être respecté par toutes les parties et la situation humanitaire doit s’améliorer. Le personnel humanitaire d’urgence doit pouvoir accéder aux personnes en toute sécurité, rapidement et sans obstacles.
C’est pourquoi l’ICG appelle toutes les parties à faciliter l’accès humanitaire conformément au droit international humanitaire, notamment en œuvrant à l’ouverture durable des aéroports de Goma et de Kavumu, à la mise en place de corridors humanitaires sûrs dans le Nord et le Sud-Kivu et à la simplification des procédures administratives.
Judith Asina