Dans le cadre du mois vert, l’Université Officielle de Bukavu (UOB), à travers le domaine des sciences et technologies, a organisé ce mercredi 11 mars 2026 une conférence scientifique sur les défis environnementaux de la ville de Bukavu.
Chercheurs, enseignants et étudiants ont échangé autour des glissements de terrain et de la gestion des déchets, deux problématiques majeures de la ville.
Le couvert végétal disparaît, le sol devient vulnérable
Plusieurs intervenants ont insisté sur la dégradation progressive du couvert végétal.
Selon le professeur Alphonse Balezi Zihalirwa, l’expansion rapide des habitations et l’occupation anarchique de l’espace urbain ont fortement réduit les zones vertes. Ce qui expose le sol à l’érosion et aux glissements de terrain.
Des initiatives concrètes pour restaurer la ville
Face à cette situation, l’UOB dit méner des actions d’embellissement, de reboisement et de lutte antiérosive. Ces initiatives ont déjà permis de restaurer plus de six hectares dans différents quartiers de la ville. Il s’agit notamment de Major Vangu ; du Rond-point ISP ; de l’UOB et ISDR ; de l’Avenue de l’Athénée d’Ibanda ainsi que d’Elakat.
Crise des déchets
La conférence a également abordé la crise des déchets.
A cet effet, le professeur Cikwanine Dieudonné a rappelé que la production quotidienne de déchets continue d’augmenter. Ce, alors que les infrastructures de collecte sont limitées.
Le manque de dépotoirs publics, l’absence de politique d’aménagement urbain et la faible implication des autorités aggravent la situation.
Les données montrent que seulement une faible proportion des déchets produits est collectée correctement, tandis que certaines pratiques informelles, comme l’évacuation dans les ravins ou les caniveaux, accentuent l’érosion et les risques de glissements.
Pour améliorer la situation, le professeur Alex Lina a insisté sur la sensibilisation des ménages ; la promotion du tri des déchets ; le renforcement des investissements dans l’assainissement urbain.
Présent à la conférence, Thomas Jenastch, chef de coopération internationale au bureau de la coopération suisse en RDC, a rappelé que le mois vert vise à mobiliser toutes les énergies citoyennes et institutionnelles pour préserver l’environnement et améliorer le cadre de vie à Bukavu.
Prisca Wa Mwati