Les incendies continuent de semer la désolation dans la ville de Bukavu. Après le sinistre survenu le lundi 27 juillet 2026 sur l’avenue Logangi, au quartier Panzi, où deux enfants de moins de cinq ans ont perdu la vie, la population appelle les autorités à renforcer les dispositifs de prévention et de lutte contre les incendies.
Selon le bilan communiqué par le chef adjoint du quartier Panzi, Itongwa Christophe, l’incendie, déclaré vers 16 heures, a consumé 23 maisons, tandis que 16 autres ont été volontairement détruites afin de stopper la propagation des flammes. Les familles sinistrées ont perdu tous leurs biens dans cette catastrophe qui a également coûté la vie à deux jeunes enfants restés prisonniers des flammes.
Face à ce nouveau drame, de nombreux habitants de Bukavu estiment que des mesures concrètes doivent être prises pour éviter que de tels événements ne se reproduisent. Au micro de la Radio GT-SVEIN, plusieurs citoyens plaident pour un approvisionnement régulier en eau par la REGIDESO, afin de permettre une intervention rapide des équipes de secours en cas d’incendie.
Ils recommandent également que chaque commune, voire chaque quartier, soit doté d’un véhicule anti-incendie. D’autres habitants pointent du doigt le non-respect des règles d’urbanisme. Selon eux, les constructions anarchiques et l’absence d’espaces de séparation entre les habitations favorisent la propagation rapide des flammes lorsqu’un incendie se déclare.
Les citoyens insistent aussi sur la responsabilité des ménages dans la prévention de ces drames. Ils invitent les parents à ne jamais laisser les enfants sans surveillance dans la cuisine, à vérifier que les foyers de cuisson sont correctement éteints avant de quitter leur domicile et à faire contrôler régulièrement les installations électriques, qu’elles soient alimentées par le réseau de la SNEL ou par des panneaux solaires.
De son côté, Itongwa Christophe appelle la population de Panzi à redoubler de vigilance et lance un appel à la solidarité. Il sollicite l’appui des personnes de bonne volonté ainsi que des organisations humanitaires afin de venir en aide aux familles sinistrées, désormais privées de logement et de leurs moyens de subsistance.Si vous le souhaitez, je peux également le reformuler dans un style plus percutant, adapté à un journal radiophonique.
Elia Muzaliwa Lebon