Dans le cadre de la campagne « Malisho Bora Shuleni », menée en lien avec la Ligue des consommateurs des services au Congo-Kinshasa (LICOSKI), la Plateforme Alimentaire de Bukavu et le Réseau d’Écoles Engagées pour la Promotion de la Gouvernance Alimentaire Durable, un appel est lancé aux gestionnaires d’écoles et aux enseignants pour faire des établissements scolaires de véritables espaces d’apprentissage pratique autour de l’alimentation et de l’agriculture.
Les responsables scolaires sont notamment encouragés à promouvoir et à développer des jardins scolaires et des cantines alimentaires au sein de leurs établissements et dans leurs communautés environnantes. Pour les initiateurs de cette campagne, l’école ne doit pas seulement être un lieu où les élèves accumulent des connaissances théoriques, mais également un espace où ils apprennent à mettre ces connaissances en pratique.
Les enseignants sont ainsi invités à devenir de véritables éducateurs et ambassadeurs des bonnes pratiques alimentaires, en accompagnant les élèves dans la création, l’entretien et l’exploitation des jardins scolaires. Ces espaces peuvent permettre aux enfants de comprendre concrètement les notions liées à l’agriculture, à la nutrition, à l’environnement et à la sécurité alimentaire.
Au-delà de la production, les cantines scolaires sont également présentées comme un outil important pour promouvoir une alimentation saine et équilibrée chez les élèves. Elles peuvent contribuer à sensibiliser les enfants sur la valeur nutritive des aliments locaux et sur l’importance d’adopter de bonnes habitudes alimentaires dès le plus jeune âge.
La campagne « Malisho Bora Shuleni » appelle donc les gestionnaires d’écoles à ne pas considérer ces initiatives comme de simples activités supplémentaires, mais comme des outils pédagogiques capables de rapprocher le savoir de la réalité quotidienne des élèves. L’objectif est de faire comprendre aux enfants que ce qu’ils apprennent en classe peut également être appliqué dans leur environnement.
Cette démarche concerne également les parents d’élèves et l’ensemble de la population, appelés à accompagner les établissements scolaires dans cette dynamique. La participation de la communauté pourrait notamment favoriser la création et la pérennisation des jardins scolaires, tout en renforçant la sensibilisation sur la consommation d’aliments sains et produits localement.
À travers cette campagne, les acteurs engagés dans la promotion de la gouvernance alimentaire durable souhaitent ainsi voir naître une nouvelle génération d’élèves capables non seulement de connaître les principes d’une alimentation saine, mais aussi de les mettre en pratique et de les transmettre autour d’eux.
L’appel est donc lancé aux écoles : enseigner, oui, mais surtout donner aux élèves la possibilité de pratiquer, de produire, de comprendre et de devenir eux-mêmes des ambassadeurs d’une alimentation saine et durable.
Rédaction