Dans le cadre du programme Mois Vert, une rencontre organisée par le Bloc des ONGs, a réuni 37 structures d’évacuation des déchets à l’hôtel Rivière Ruzizi. Cette rencontre visait à réfléchir sur les pistes d’actions concrètes à mener pour renforcer l’assainissement urbain et améliorer la gestion des déchets dans la ville.
Parmi les intervenants, Dibene Mungwakonkwa Benga, ingénieur environnemental et représentant de l’organisation Gerograde, a souligné que toute amélioration durable passe d’abord par une forte sensibilisation de la communauté.
« La sensibilisation est à la base, parce que sans la sensibilisation on ne peut rien faire. »
Il a notamment recommandé une sensibilisation porte-à-porte, afin de toucher directement les ménages et leur expliquer les conséquences des déchets mal gérés sur la santé publique et l’environnement.
Des solutions concrètes pour la ville
Au-delà de la sensibilisation, plusieurs pistes ont été évoquées pour améliorer la gestion des déchets à Bukavu.
L’Ir Dibene Mungwakonkwa a proposé notamment la promotion de l’agriculture urbaine et de l’agroforesterie. Pour lui, ces initiatives sont susceptibles de contribuer à la restauration du caractère verdoyant de la ville.
Dans le même esprit, il a recommandé l’installation d’au moins une poubelle roulante par quartier. Soit environ vingt pour l’ensemble de la ville, afin de faciliter la collecte des déchets malgré la topographie particulière de Bukavu.
Améliorer l’organisation de la collecte
Pour rendre le système de collecte plus efficace, la mise en place de poubelles de transit a également été suggérée. Ces points de regroupement permettraient de faciliter la collecte et de réduire les coûts liés au transport des déchets vers les sites de traitement.
« Ces poubelles de transit peuvent faciliter la collecte des déchets et réduire le temps ainsi que les coûts de transport. »
Par ailleurs, les participants ont insisté sur l’importance du renforcement des capacités des femmes et des jeunes engagés dans les activités d’assainissement, une démarche qui pourrait également favoriser la création d’emplois verts dans la ville.
Une responsabilité partagée
Les intervenants ont enfin souligné la nécessité d’une implication plus forte des autorités publiques, des organisations de la société civile et de la population. Les structures de proximité comme “Nyumba Kumi”, ainsi que les églises et les établissements d’enseignement, pourraient jouer un rôle clé dans la sensibilisation et la mobilisation des habitants.
À travers ces propositions, les acteurs environnementaux espèrent que les initiatives menées dans le cadre du Mois Vert contribueront à renforcer la dynamique collective pour faire de Bukavu une ville plus propre, mieux organisée et durable.
Prisca Wa Mwati