La production d’électricité à la centrale hydroélectrique de Ruzizi I connaît une baisse importante, passant de 30 mégawatts en capacité normale à environ 18 à 20 mégawatts actuellement. Cette situation est liée notamment à la diminution du niveau des eaux et à l’accumulation des déchets plastiques dans les installations de la centrale.
Ces difficultés ont été constatées ce vendredi 16 octobre 2026, lors d’une descente sur le terrain effectuée par la direction générale de la Société nationale d’électricité (SNEL), en compagnie des professionnels des médias.
Selon Liévin Cizungu, chef de division de la production et du transport à la SNEL, la baisse de la production s’explique en partie par les aléas climatiques. Depuis avril dernier, la région connaît une accentuation de l’étiage, marquée par une diminution du niveau des eaux du lac Kivu. Cette situation réduit les ressources en eau disponibles pour assurer le fonctionnement optimal de la centrale.
À cette difficulté s’ajoute la mauvaise gestion des déchets plastiques. Jetés dans les caniveaux, ces déchets sont entraînés par les eaux de ruissellement jusqu’au barrage de Ruzizi I, où ils s’accumulent et obstruent les grilles de protection. D’autres atteignent la bâche de mise en charge, perturbant le fonctionnement des installations et affectant le rendement des turbines.
Face à cette situation, la SNEL mise sur l’évacuation des déchets accumulés et le retour de pluies abondantes pour améliorer progressivement la production électrique et retrouver sa capacité normale.
Cette situation met en évidence les conséquences de la pollution plastique sur les infrastructures énergétiques, en plus des effets des changements climatiques. Elle rappelle l’importance d’une gestion responsable des déchets pour préserver l’environnement et assurer le bon fonctionnement des installations hydroélectriques.
Les habitants sont ainsi appelés à éviter de jeter les déchets dans les caniveaux et les cours d’eau. Un geste qui contribue à protéger les infrastructures de production d’électricité et à préserver les ressources naturelles.
Augustin IRAGI