À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée le 16 octobre de chaque année, la Ligue des consommateurs des services au Congo-Kinshasa (LICOSKI) appelle à des actions urgentes pour garantir à chaque Congolais l’accès à une alimentation saine, sûre, nutritive et à des prix abordables. Dans un communiqué de presse publié ce vendredi 16 octobre 2026 à Bukavu, cette organisation met particulièrement l’accent sur la protection des consommateurs en milieu scolaire et dans les centres urbains.
Placée cette année sous le thème « Innover aujourd’hui pour nourrir demain », cette journée constitue, selon la LICOSKI, une occasion de renforcer les efforts en faveur de systèmes alimentaires durables et de promouvoir de meilleures habitudes nutritionnelles au sein de la population.
L’organisation insiste notamment sur le droit des écoliers et des élèves à bénéficier d’une alimentation saine, aussi bien dans les établissements scolaires qu’à leurs abords. Elle estime que l’école doit rester un cadre favorable à la santé et à l’apprentissage, et non un environnement exposant les enfants à la malnutrition ou aux maladies d’origine alimentaire.
Des défis alimentaires dans les centres urbains
Face à la croissance démographique rapide des villes congolaises, la LICOSKI souligne les difficultés liées à l’approvisionnement régulier en denrées alimentaires de qualité à des prix accessibles. Elle plaide ainsi pour le développement de systèmes alimentaires urbains durables, capables de répondre aux besoins des consommateurs tout en préservant leur pouvoir d’achat.
L’organisation recommande également de renforcer les liens entre les zones rurales de production et les marchés urbains, afin d’améliorer la disponibilité des produits alimentaires. Elle appelle, dans le même temps, à lutter contre le gaspillage alimentaire et la spéculation sur les prix.
Dans cette perspective, la LICOSKI salue les efforts de l’ONG internationale Rikolto, de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Programme alimentaire mondial (PAM) et d’autres partenaires engagés dans la mise en œuvre du Programme des systèmes alimentaires durables des villes en République démocratique du Congo.
Ces initiatives visent notamment à accompagner les coopératives agricoles, les réseaux d’agriculteurs et les agripreneurs, tout en soutenant l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes ainsi que l’adoption de pratiques alimentaires saines et résilientes.
Des recommandations aux autorités et aux consommateurs
Pour améliorer la situation, la LICOSKI appelle les pouvoirs publics à accélérer la mise en œuvre des politiques locales favorisant des systèmes alimentaires durables, capables de résister aux crises climatiques et économiques et de protéger le pouvoir d’achat des ménages.
Elle invite également les responsables des secteurs de l’éducation et de la santé à renforcer le contrôle de la qualité des aliments vendus dans les établissements scolaires et à leurs abords. L’organisation préconise, en outre, la promotion de cantines scolaires saines privilégiant les produits locaux.
Les gestionnaires d’écoles et les parents sont, pour leur part, encouragés à sensibiliser les enfants à l’importance d’une alimentation équilibrée et à veiller au respect des règles d’hygiène par les vendeurs et les prestataires alimentaires en milieu scolaire.
Aux consommateurs, la LICOSKI recommande de privilégier les produits locaux, frais et de saison, tout en vérifiant les dates de péremption et la qualité des aliments et des services alimentaires proposés.
La protection des consommateurs au cœur du plaidoyer
À travers cet appel, la LICOSKI réaffirme son engagement à vulgariser les droits des consommateurs et à collaborer avec les différents acteurs du secteur agroalimentaire pour faciliter l’accès à des aliments sains et nutritifs.
Pour cette organisation, une alimentation de qualité ne devrait pas constituer un luxe, mais une réalité quotidienne pour chaque ménage congolais.
Elle invite ainsi l’ensemble des parties prenantes à s’impliquer davantage dans la construction de systèmes alimentaires durables, au bénéfice de la santé publique et du développement du pays.
« Une alimentation saine aujourd’hui pour un Congo fort et prospère demain », conclut la LICOSKI dans son communiqué publié à Bukavu le 16 octobre 2026.
Louise Busane