Face à la montée alarmante des spoliations foncières répétitives qui défigurent la ville de Bukavu et fragilisent la cohésion sociale, la Décision n°02.4/COORD PR/AFC-M23/2025 apparaît comme un tournant majeur de protection sociale et d’ordre public.
En instituant des mesures conservatoires strictes sur l’ensemble des biens fonciers de l’État, l’Alliance Fleuve Congo pose un acte fort pour sauvegarder le patrimoine collectif, mettre un terme aux accaparements illégaux et restaurer la confiance entre l’administration et les citoyens.
Une réponse aux cris de la population
Dans une ville comme Bukavu, où les terrains publics, réserves administratives, espaces scolaires, sanitaires et communautaires ont été, des années durant, victimes de morcellements frauduleux et de ventes illicites, cette décision résonne comme une réponse attendue par la population. Elle vise à protéger les plus vulnérables, prévenir les conflits communautaires, sécuriser l’urbanisme et préserver les générations futures d’un chaos foncier devenu source permanente de tensions sociales.
En frappant d’interdiction toute construction, toute mutation ou toute délivrance de titres sans autorisation légale, la mesure engage une reconquête de l’État de droit et consacre le foncier public comme un bien commun inviolable.
Un soulagement
À Bukavu, cette décision est perçue non seulement comme un acte administratif, mais comme un engagement social fort contre l’injustice foncière, l’arbitraire et la prédation, ouvrant la voie à une gouvernance plus responsable et à une paix urbaine durable.

