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Burundi : Conditions sanitaires alarmantes des réfugiés congolais (rapport jeunes de l’Est du Congo)

Judith Asina

by Rédaction
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Entre décembre 2025 et janvier 2026, plus de 90 décès ont été enregistrés dans le site de Busuma, majoritairement parmi les enfants de moins de cinq ans et les personnes âgées, à la suite d’une épidémie de choléra. C’est ce que renseigne le rapport sommaire sur la situation humanitaire des réfugiés congolais au Burundi, qu’a publié le collectif de mouvement des jeunes de l’Est du Congo.

 

Selon ce rapport, les conditions de vie des camps, principalement celui de Busuma sont nettement en dessous des normes humanitaires internationales.

Car l’accès à l’eau potable y est estimé à 1,6 litre par personne et par jour. Alors que les standards SPHERE recommandent un minimum de 15 litres, soit un déficit d’environ 89 %.

En matière d’assainissement, on compte plus de 90 personnes par latrine. Contre un ratio maximal recommandé de 20 personnes. Ce qui favorise une excrétion à l’air libre et la propagation rapide de maladies hydriques.

Les services de santé sont également débordés : une seule structure médicale assure entre 1 500 et 2 000 consultations quotidiennes. Cela sans capacité suffisante pour une prise en charge adéquate des pathologies chroniques et aiguës.

Ainsi les conséquences sanitaires de ces conditions sont particulièrement alarmantes. Entre décembre 2025 et janvier 2026, plus de 90 décès ont été enregistrés à Busuma, majoritairement parmi les enfants de moins de cinq ans et les personnes âgées.

Une épidémie de choléra y a été déclarée, avec plus de 1 200 cas suspects et 47 décès confirmés en l’espace de deux semaines.

Malnutrition aiguë

Par ailleurs, près de 30 % des enfants âgés de 6 à 59 mois souffrent de malnutrition aiguë globale, dont environ 8 % de forme sévère, exposant ces enfants à un risque vital immédiat.

En outre, la situation alimentaire est extrêmement préoccupante et constitue l’un des déterminants majeurs de la surmortalité dans les camps.

Des témoignages sur terrain font étant d’un seul repas par jours. Des nombreux ménages refugiés sont contraints de vendre une partie de leur ration alimentaire, de mendier ou d’effectuer des travaux informels précaires afin de subvenir à des besoins essentielles non couvert par l’aide humanitaire notamment l’achat de sel, savon ou médicaments.

Solution politique inclusive du conflit

Face à cela, le collectif des mouvements des jeunes de l’Est recommande à la CEEAC, SADEC et à l’Union Africaine d’inscrire d’urgence cette crise à l’ordre du jour d’un sommet extraordinaire des Chefs d’État dans les 7 jours ; mobiliser un fonds régional destiné à combler le déficit financier du HCR, avec versement direct aux opérations de terrain ; dépêcher immédiatement une mission conjointe d’évaluation et de pression sur le terrain et auprès des gouvernements concernés ; ainsi que d’Œuvrer activement et sans relâche à une solution politique inclusive et durable au conflit dans l’Est de la RDC, cause racine de tous ces déplacements.

 

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