Des réactions fusent de partout à la suite de la nouvelle initiative de paix de Luanda avec le Président Congolais Felix Tshisekedi et son homologue angolais Joao Lourenço. Au Sud-Kivu, Oswald Rubasha, un acteur social voit dans ce processus, une stratégie de dispersion d’énergie pour Kinshasa, dans le but de gagner du temps.
Cette nouvelle initiative parait être de trop, dit-il dans une interview accordé à votre média. Il ajoute
‘’On a l’impression que Kinshasa est dans une stratégie de dispersion d’énergie. En multipliant les médiateurs, de processus de paix…on est là dans une stratégie de dispersion d’énergie, qui consiste à gagner du temps’’.
Pour lui, Kinshasa veut gagner du temps et faire balader les autres. Ce qui trop dangereux, estime-t-il. Et cela crée une crise de confiance entre les parties, avant de lâcher :
‘’Qu’est ce qui empêche aujourd’hui que l’accord-cadre de Doha donne des fruits, parce qu’il y avait déjà un chronogramme d’activités qui devraient être suivis, mais cela n’a pas été fait. Qu’est-ce qui nous garantit qu’aujourd’hui Luanda pourra donner plus de satisfactions à toutes ces demandes là ? donc, il y a lieu à se poser des questions sur la sincérité de cette démarche là.
Et d’ailleurs, cogite-t-il, après avoir suivi la réaction de Corneille Nangaa, ce sont des inquiétudes légitimes qui sont posées par l’AFC/M23.
Dialogue comme salut
C’est pourquoi il se demande ce que l’Angola va encore donner de nouveau de plus que ce qui était obtenu ailleurs.
selon lui, la seule chose qu’il trouve comme voix loyale pour les Congolais, c’est le dialogue. Parce que partout ailleurs, ce sont les forces politiques, les belligérants qui sont en discussion. Alors qu’il y a la société civile dans toute sa diversité qui représente l’opinion indépendante des congolais.
Ainsi la solution ultime que Rubasha prône, c’est un dialogue inclusif entre congolais. D’autant plus que tous les engagements seront exécutés au nom et par les congolais. Et il faut que les congolais connaissent le contenu de ces accords.
Il croit dur comme fer que l’offre disponible du tandem CENCO-ECC, n’est pas certes pas parfaite, mais essentielle pour le salut de la République.
« ensemble tout le monde peut le parfaire pour l’avenir de notre pays, conclut-il.
Judith Asina