La session ordinaire de l’Examen d’État, édition 2025-2026, s’est clôturée ce jeudi 25 juin sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Après quatre jours d’épreuves, les finalistes du secondaire ont mis un terme à une étape déterminante de leur parcours scolaire.
À Bukavu, notamment au centre de passation du Collège Alfajiri, dans la commune d’Ibanda, l’ambiance était à la fête à la sortie des salles d’examen. Entre sourires, accolades et cris de joie, les candidats ont exprimé leur soulagement après avoir affronté les différentes épreuves de cette session.
Contrairement à certaines années précédentes, aucun incident n’a été signalé à la sortie des centres de passation. Les groupes de jeunes qui avaient pour habitude de se rassembler aux abords des écoles pour s’en prendre aux finalistes n’ont pas été observés cette fois-ci. Les uniformes des candidats, souvent déchirés lors des célébrations de fin d’examens, ont également été épargnés, témoignant d’un climat plus serein et responsable.
« Les examens se sont bien passés. Nous avons commencé lundi avec beaucoup de peur, mais au fil des jours nous nous sommes adaptés. Maintenant, nous comptons nous lancer dans la vie estudiantine et poursuivre notre chemin », a confié un finaliste rencontré sur place.
Plusieurs candidats se sont dits confiants quant aux résultats attendus, tout en remerciant leurs enseignants, parents et encadreurs pour l’accompagnement dont ils ont bénéficié durant leurs études secondaires.
Pour ces jeunes, la fin de l’Examen d’État marque non seulement l’aboutissement de nombreuses années d’apprentissage, mais aussi l’ouverture vers de nouvelles perspectives, notamment les études supérieures et l’insertion dans la vie professionnelle.
Dans la province éducationnelle Sud-Kivu 1, qui couvre la ville de Bukavu ainsi que les territoires de Kabare, Kalehe, Walungu et Idjwi, 42 214 candidats ont pris part à cette session ordinaire de l’Examen d’État 2026. Plus de la moitié des participants étaient des filles, confirmant ainsi la progression de la scolarisation féminine dans la province.
Augustin Iragi