À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, l’Organisation pour l’Intégration des Personnes Vulnérables et Albinos (OIPEVA) a lancé, ce 8 mars à Bukavu, un appel en faveur de l’inclusion et de la protection des femmes albinos.
L’organisation attire l’attention du public sur la double discrimination dont ces femmes sont souvent victimes. Il s’agit à la fois de la discrimination liée à leur genre et à l’albinisme.
Selon Marie-Louise Kitoga, coordinatrice de l’OIPEVA, de nombreuses femmes albinos continuent de subir différentes formes d’exclusion dans la société.
Elle évoque notamment les moqueries dans les milieux scolaires, les difficultés d’accès à des soins médicaux adaptés, les obstacles à l’emploi ou encore leur faible représentation dans les instances de prise de décision.
Face à cette situation, l’organisation souhaite mettre en lumière les parcours inspirants de certaines femmes albinos qui, malgré les obstacles, ont réussi à s’imposer dans leurs communautés comme enseignantes, artisanes ou médiatrices sociales.
Pour l’OIPEVA, ces exemples constituent une source de motivation et démontrent que l’inclusion est possible.
L’organisation estime que plusieurs actions concrètes doivent être menées pour améliorer les conditions de vie des filles et femmes albinos au Sud-Kivu.
Elle cite notamment, de favoriser leur accès à l’éducation, d’assurer un suivi médical régulier, en particulier sur le plan dermatologique et visuel ; ainsi que promouvoir leur insertion professionnelle à travers des formations et des partenariats avec les employeurs.
Par ailleurs, OIPEVA insiste sur la nécessité de créer davantage d’espaces où les femmes albinos peuvent participer activement aux décisions qui concernent leurs communautés.
Un plaidoyer aux autorités
À travers cette démarche, l’organisation appelle les autorités publiques, les organisations de la société civile ainsi que la population à lutter contre les préjugés et à promouvoir une société plus inclusive.
Pour Marie-Louise Kitoga, la mobilisation collective reste essentielle afin de garantir aux femmes vulnérables et albinos une vie digne, sans peur ni discrimination.
JOHN ZIHINDULA