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La RDC parmi les 21 pays les plus touchés par les violences sexuelles liées à la guerre

Judith Asina

by Rédaction
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La République démocratique du Congo figure parmi les 21 Etats les plus touchés par les violences sexuelles liées à des fins de guerre en 2024. C’est ce que renseigne un rapport de l’ONU publié ce jeudi 14 août 2025.

 

Selon ce rapport, ils sont plus de 4.600 survivants dans le monde, femmes, hommes et enfants à avoir subi des violences sexuelles à des fins de guerre en 2024. Il s’agit d’une augmentation de 25 % par rapport à l’année précédente, soit 2023.

La République centrafricaine, la République démocratique du Congo, Haïti, la Somalie et le Soudan du Sud figurent en tête des 21 États pour lesquels l’ONU dispose d’informations vérifiées.

Et les personnes touchées ont entre un et 75 ans et sont issues de toutes les catégories sociales, y compris des minorités ethniques ou sexuelles et des personnes handicapées. Plus de neuf survivants sur dix sont des femmes.

Des exécutions sommaire

Arme de guerre, instrument de torture, outil de répression politique ou de domination territoriale, les agressions sexuelles décrites dans le rapport sont souvent accompagnées de violences physiques graves, allant jusqu’aux exécutions sommaires après le viol.

Dans de nombreux cas, les enfants nés de ces crimes vivent, avec leurs mères, dans la stigmatisation et l’exclusion sociale. Une tendance marquante relevée dans le rapport concerne les violences sexuelles commises dans les lieux de détention officiels ou clandestins.

Utilisées pour humilier ou extorquer des informations, ces dernières sont en augmentation et visent principalement des hommes et des garçons.

L’accès à l’aide reste limité

Malgré l’augmentation des besoins, l’accès à l’aide reste limité, voire bloqué.

Dans un communiqué de presse, Pramila Patten, Représentante spéciale chargée des violences sexuelles commises en période de conflit renseigne que l’ampleur inédite de la destruction des établissements de santé, ainsi que les attaques, le harcèlement et les menaces visant les prestataires sur le terrain, ont gravement entravé l’accès à une assistance vitale pour les survivantes dans les zones de conflit. « Les services sont le moins disponibles précisément au moment où les survivants en ont le plus besoin », renseigne-t-elle.

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