Lundi 2 mars 2026, la première dame des États-Unis a présidé une réunion consacrée à l’éducation en période de conflit. Il s’agit d’une première dans l’histoire de l’organe chargé du maintien de la paix internationale, rapporte ONU info.
Au premier jour de la présidence américaine du Conseil pour le mois de mars, Melania Trump a défendu, le temps d’une séance, l’idée que le savoir est un pouvoir et appelé les États membres à connecter le monde entier au savoir grâce à l’intelligence artificielle.
Car selon elle, le conflit naît de l’ignorance et que le savoir crée la compréhension.
L’épouse du président Donald Trump a esquissé une vision d’une paix fondée sur l’accès universel à la connaissance et la promesse d’une humanité connectée. Ce qui contredit le pragmatisme et l’urgence dont a fait montre, en ouverture de séance, la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires politiques, Rosemary DiCarlo.
Pour ce dernier, « Nous faisons face au nombre de conflits armés le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale ».
Il estime que le nombre de civils tués est « le plus élevé depuis des décennies ». Et lorsque la guerre éclate, les enfants figurent parmi les premières victimes.
Un enfant sur cinq vit dans une zone de conflit
A en croire les Nations unies, un enfant sur cinq dans le monde soit 473 millions vit aujourd’hui dans une zone de conflit ou a fui les combats. Les violations graves à leur encontre ont augmenté d’un quart entre 2023 et 2024 ; les viols et autres formes de violences sexuelles de plus d’un tiers.
« Ces chiffres horrifiques devraient nous pousser à faire davantage pour protéger les enfants en temps de conflit », a insisté la responsable.
À l’échelle mondiale, 234 millions d’enfants qui vivent dans des contextes de crise ont besoin d’un soutien éducatif et 85 millions d’entre eux ne sont pas scolarisés.
Judith Asina