L’opposant congolais Martin Fayulu tient mordicus à un dialogue national inclusif sincère et représentatif pour consolider la cohésion nationale et ouvrir la voie à une paix durable ainsi qu’au développement tant recherché par la population congolaise. Pour lui, sept points devraient faire l’objet de ce dialogue pour sortir de la crise qui ronge le pays actuellement.
Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 26 février, il estime que l’inclusivité n’est pas un slogan. C’est plutôt un principe fondamental. Ignorer certaines voix, c’est affaiblir la légitimité du processus tout entier.
Pour restaurer la confiance, à la suite de l’expérience des dialogues antérieurs, il trouve important de garantir la transparence du processus, la clarté des critères de participation et surtout, l’engagement ferme d’appliquer les décisions prises.
Après s’être accordés sur les causes structurelles de la crise, Martin Fayulu pense que sept points devraient être abordés. Il s’agit de l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC, ainsi que les réformes de l’armée et des services de sécurité ; la gouvernance éthique, la rationalisation des finances publiques, la lutte contre la corruption, le vol et l’enrichissement sans cause ; la justice, les droits humains et l’égalité devant la loi ; les réformes électorales nécessaires pour garantir la transparence et la crédibilité des élections de 2028 ; la coexistence pacifique entre les ethnies congolaises ; la coexistence pacifique régionale et la stabilité dans la région des grands lacs ; l’inventaire exhaustif et l’analyse juridico-politique de l’ensemble des résolutions adoptées à l’issue des négociations, tables rondes et dialogues nationaux depuis 1958, afin d’en évaluer le niveau de mise en œuvre et le pertinence et d’en dégager une doctrine cohérente de gouvernance congolaise.
Selon lui, l’inclusivité ne signifie pas l’unanimité. Car le dialogue n’efface pas les divergences.
« L’histoire jugera notre capacité à dépasser les intérêts particuliers pour servir le bien commun », soutient Fayulu.
Il encourage ainsi que le Président angolais Joao Laurenço ait bien voulu accepter de parrainer ce dialogue.