Un enquête révèle le pillage à grande échelle du Parc marin des Mangroves situé dans la province du Kongo central. Il s’agit d’une enquête conjointe menée par la Plateforme pour la protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF) et The bureau of Investigative journalism (TGIJ) publiée ce mardi 11 novembre 2025.
En effet, cette enquête s’appuie sur des informations fournies par l’ancien directeur du parc, Kim Rebholz.
Elle révèle la présence d’une plantation de palmiers à huile à l’échelle industrielle à l’intérieur d’une aire protégée; l’existence de ports impliqués dans des opérations illégales d’exportation de grumes et de trafic de pétrole; ainsi que des déversements de pétrole qui ont gravement endommagé l’écosystème déjà fragile du parc.
Dès 2017, l’enquête de PPLAAF sur le Port de Banana avait mis en garde contre les menaces pesant sur le parc.
” Malgré les difficultés auxquelles j’ai été confronté et les représailles dont ma famille et moi-même avons été victimes, je ne regrette pas d’avoir dénoncé ces faits. Mon histoire révèle une culture de prédation profondément enracinée, jusqu’au plus haut niveau de l’État congolais,” a déclaré le lanceur d’alerte Kim Rebholz à PPLAAF.
Un témoignage pour protéger les générations futures
Il espère que son témoignage va mettre en lumière ces abus et contribuera à protéger pour les générations futures le parc marin de Mangroves et l’ensemble des aires dites protégées de la RDC.
Il faut signaler que les mangroves jouent un rôle crucial dans la lutte contre le changement climatique en capturant et en stockant de grandes quantités de dioxyde de carbone.
Ainsi le Parc marin des Mangroves en RDC est protégé par un arrêté ministériel et des réglementations strictes, mais comme le révèle la nouvelle enquête, les mangroves sont sacrifiées sur l’autel des intérêts privés.
D’une superficie de 768 km2, ce parc est situé sur la rive nord de l’embouchure du fleuve Congo, à proximité de Banana et Moanda dans la province du Kongo Central.