Membre du mouvement sauvons la RDC, Seth Kikuni jette en pâture l’initiative engagée par le Président Felix Tshisekedi pour la paix à Lunda. Dans une tribune que nous publions en toute intégralité, il rappelle les trois piliers sur lesquels repose un dialogue, mais refuse catégoriquement de participer à ce qu’il qualifie de processus biaisé en cours avec le Président Angolais.
QUE CELA SOIT CLAIR UNE BONNE FOIS POUR TOUTES : Patrick MUYAYA ment, comme à son habitude.
- C’est Félix Tshisekedi qui supplie aujourd’hui le gouvernement angolais de vendre à l’opposition, ainsi qu’à l’opinion nationale et internationale, l’idée d’un prétendu ” dialogue national “. Ceci pour masquer l’effondrement politique, institutionnel et moral de son régime. Cette initiative n’est pas une recherche sincère de solutions. Elle constitue une manœuvre de survie, destinée à sauver un bateau qui prend l’eau.
- Un véritable dialogue repose sur trois piliers : la bonne foi, l’égalité des parties et la fiabilité de la parole donnée. Or, aucun de ces piliers n’existe sous le régime Tshisekedi. Sa parole est instable, réversible et vide de toute force morale ou politique. Les engagements sont pris pour être ensuite reniés, réinterprétés ou purement abandonnés selon les intérêts du moment. Dans un tel contexte, tout dialogue devient une illusion, car aucun accord conclu avec ce pouvoir ne saurait avoir de valeur durable ni de caractère contraignant.
- De plus, dans le contexte actuel, Tshisekedi est à la fois partie et problème. Il est à l’origine de la crise multiforme qui secoue le pays. Il a détourné les institutions de leur mission républicaine pour en faire des instruments à son service. Il a instrumentalisé la justice, transformée en machine à régler ses comptes avec les adversaires. Il a rétréci l’espace démocratique, contraint de nombreux acteurs politiques et de la société civile à l’exil et imposé, sous le masque trompeur de « l’Union sacrée », un régime de parti unique.
- Dans ces conditions, il est hors de question de se prêter à une mise en scène politique dont l’unique objectif est de légitimer un pouvoir errant et en décomposition. Un tel forum ne serait rien d’autre qu’un congrès de la famille politique et biologique du régime, organisé pour sauver Tshisekedi, et non la RDC.
- En définitive, nous restons attachés au principe du dialogue comme instrument de règlement pacifique des crises. Mais nous refusons catégoriquement de participer à un processus biaisé dès l’origine, dont l’issue serait conçue pour servir des intérêts particuliers plutôt que l’intérêt supérieur de la Nation.
- L’initiative engagée par Félix Tshisekedi en Angola ne répond pas à une logique de sortie de crise, mais à une démarche personnelle de préservation du pouvoir. Privée de garanties, de neutralité et de sincérité, cette tentative est vouée à l’échec. Le Congo n’a pas besoin d’un dialogue au service d’un homme ; il a besoin d’un processus crédible au service de son peuple et de son avenir.