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Sud-Kivu: Plus d’un mois d’interruption injustifiée des cours à l’institut Bugarama de Kalonge à Kalehe  

John Zihindula

by Rédaction
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L’Institut Bugarama, une école secondaire publique de la sous-division éducationnelle KALEHE 3, située dans le groupement de Kalonge, territoire de Kalehe connait une interruption des ses activités scolaires depuis plus d’un mois. Le préfet de cet établissement est pointé du doigt dans cette affaire pour avoir tenté de déplacer l’école vers un autre site.

 

Depuis le 6 novembre 2025, les cours sont suspendus, privant les élèves de leur droit fondamental lié à l’éducation.

Le mouvement citoyen Observatoire d’Action parlementaire et Gouvernementales (OBAPG-RDC) renseigne que cette situation serait orchestrée par le préfet de l’établissement, Monsieur Musafiri Ndevu. Il l’accuse d’avoir influencé les enseignants à sécher les activités en vue de tenter de déplacer l’école vers un autre site. Cela, après avoir personnellement déménagé avec sa famille.

Pour les Autorités de l’éducation et la communauté locale de Mushingi, cette démarche est illégale car le lieu où l’école est implantée accueille des nombreux enfants.

Dans une correspondance officielle datée du 24 octobre 2025, le sous-proved de la sous-division EDU-NC KALEHE 3 a clairement interdit toute tentative de déplacement de l’établissement scolaire.

De même le chef de l’entité M. Bisimwa Bahaya Makelele, a qualifié les motifs évoqués par le corps enseignant de « non fondés et sans valeur ».

Obligation de payer les frais

Malgré l’inactivité de l’école, les élèves des classes de 4ème Humanité Pédagogique,  des classes de finalistes  continuent d’être soumis à payer des frais tels que la prime et les frais de souche alors que les enseignements restent à la maison depuis plus d’un mois.

Face à cette crise qui dure déjà plus de 30 jours, OBAPG RDC appelle les autorités éducatives locales à rompre le silence, considéré de complice.

Le mouvement exige soit le rappel à l’ordre des enseignants absents, soit leur remplacement immédiat afin de permettre la reprise des cours.

Surtout que cette situation pousse certains élèves à la délinquance juvénile et met en péril l’avenir les enfants dont certains passent des journées dans la cour de l’école pendant que d’autres se retrouvent dispersés dans différents villages de Kalonge.

John Zihindula

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