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ECC/SUD KIVU: Bertrand Bisimwa, une méditation de grandeur au service de l’unité de l’église

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Lorsque les divisions s’installent durablement au sein d’une institution, la grandeur d’une médiation ne se mesure pas seulement à la signature d’un accord. Elle se mesure surtout à sa capacité à ramener les parties autour d’une même table, restaurer la confiance et ouvrir une voie de sortie acceptable pour tous.

C’est dans cet esprit que s’inscrit la démarche conduite par la Coordination politique de l’AFC/M23 autour de la crise institutionnelle de l’Église du Christ au Congo, province du Sud-Kivu.

Dans cette dynamique, Bertrand Bisimwa, Coordonnateur politique adjoint de l’AFC/M23, apparaît comme une figure politique centrale de la facilitation ayant permis aux différentes parties de renouer le dialogue et de parvenir à un compromis.

RAMENER LES PARTIES À LA TABLE

La crise qui secoue l’ECC/Sud-Kivu est notamment liée au non-renouvellement de ses organes provinciaux et à des problèmes de gouvernance.

Face au risque de voir cette situation affecter davantage la cohésion de l’Église et la paix sociale, certaines parties prenantes avaient sollicité la Coordination politique de l’AFC/M23 pour contribuer à la recherche d’une solution.

La réponse choisie n’a pas été celle d’imposer un camp contre un autre.

Elle a consisté à créer un espace de dialogue. Sous cette facilitation politique, les parties ont été invitées à se rencontrer dans un cadre consensuel afin de rechercher une entente sur les questions qui les divisaient. Cette démarche s’inscrivait également dans la perspective de l’appel à la réconciliation formulé par la présidence nationale de l’ECC dans sa lettre du 14 avril 2026.

BISIMWA : PRIVILÉGIER LE COMPROMIS À L’IMPOSITION

C’est ici que prend toute sa dimension le rôle politique de Bertrand Bisimwa.

Dans une crise ecclésiastique où les sensibilités, les intérêts et les questions de légitimité peuvent rapidement durcir les positions, l’enjeu de la facilitation était de permettre aux acteurs concernés de construire eux-mêmes une solution.

Le résultat obtenu à Goma est significatif : les parties sont parvenues à convenir d’un mécanisme transitoire destiné à restaurer l’unité, assurer une gestion consensuelle et préparer un synode électif crédible et inclusif.

La médiation prend ainsi une dimension particulière : ne pas décider à la place de l’Église, mais contribuer à créer les conditions permettant à l’Église de retrouver son unité et de préparer elle-même le retour à une gouvernance régulière.

UN COMPROMIS CONCRET

La concertation de Goma a débouché sur la mise en place d’un Comité exécutif provisoire de l’ECC/Sud-Kivu.

Cette structure aura pour responsabilité d’assurer la continuité de la gestion, de préserver les intérêts et le patrimoine de l’Église, de restaurer la cohésion entre ses différentes composantes et surtout de préparer le processus électoral.

La transition n’a donc pas vocation à remplacer durablement les institutions de l’ECC.

Le mandat du Comité provisoire doit prendre fin avec l’installation des organes provinciaux régulièrement élus.

DE LA MÉDIATION À LA RÉCONCILIATION

L’un des acquis majeurs de la démarche réside dans les engagements pris par les différentes parties.

Unité de la communauté chrétienne, respect mutuel, inclusivité, neutralité, transparence, non-violence et apaisement deviennent les principes directeurs de cette période transitoire.

Les signataires se sont également engagés à mettre fin aux rivalités nuisibles à la communauté chrétienne, à respecter les décisions consensuelles, à sensibiliser les fidèles à l’unité et à s’abstenir de tout discours de division.

C’est probablement là que se trouve la portée politique de cette médiation : transformer une confrontation institutionnelle en recherche de compromis et substituer au rapport de force une dynamique de dialogue.

BERTRAND BISIMWA ET LA POLITIQUE DE L’APAISEMENT

Pour Bertrand Bisimwa, cette séquence dépasse ainsi la seule question administrative de l’ECC/Sud-Kivu.

Elle illustre une conception de la responsabilité politique dans laquelle l’autorité intervient lorsque cela est nécessaire pour préserver la paix sociale, tout en laissant aux institutions concernées la responsabilité de reconstruire leur propre légitimité.

La réussite définitive de cette médiation se mesurera désormais à la capacité des parties à respecter les engagements pris à Goma et à conduire l’ECC/Sud-Kivu vers des élections transparentes, inclusives et consensuelles.

Mais un premier pas important vient d’être franchi : des acteurs autrefois divisés se retrouvent autour d’un accord, d’une transition et d’un objectif commun.

Et c’est précisément là que réside la grandeur d’une médiation : ne pas chercher à fabriquer des vainqueurs et des vaincus, mais permettre à une institution divisée de retrouver le chemin du dialogue, de l’unité et de la légitimité

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