À l’approche de la rentrée scolaire, les établissements scolaires sont appelés à revoir leurs pratiques en matière d’alimentation et d’hygiène. L’objectif est de faire de l’école un cadre où les élèves peuvent non seulement apprendre, mais aussi adopter de bonnes habitudes alimentaires et sanitaires.
Dans le cadre de la campagne « Malisho Bora Shuleni », menée en lien avec la Ligue des consommateurs des services au Congo-Kinshasa (LICOSKI), la Plateforme Alimentaire de Bukavu et le Réseau d’Écoles Engagées pour la Promotion de la Gouvernance Alimentaire Durable, les parents d’élèves, les enseignants, les responsables scolaires et l’ensemble de la population sont invités à accompagner les écoles dans cette transformation.
Les meneurs de cette campagne précisent que le premier comportement attendu des écoles concerne le choix des aliments proposés aux élèves. Pour eux, les établissements sont encouragés à favoriser des repas équilibrés et à privilégier, autant que possible, les produits locaux et moins transformés.
Les responsables scolaires sont également invités à veiller à limiter la présence d’aliments à faible valeur nutritionnelle dans et autour des établissements, tout en sensibilisant les élèves aux conséquences d’une consommation excessive de produits ultra-transformés, trop sucrés, trop salés ou trop gras.
Les écoles devraient également adopter des règles strictes d’hygiène concernant la préparation, la conservation et la vente des aliments.
Les personnes chargées de la restauration scolaire ainsi que les vendeurs opérant aux abords des établissements sont appelés à respecter les règles élémentaires de propreté, notamment le lavage des mains, la protection des aliments contre la poussière et les insectes, ainsi que leur conservation dans de bonnes conditions.
« L’école doit ainsi devenir un espace où l’hygiène alimentaire est une responsabilité partagée entre gestionnaires, enseignants, élèves, parents et vendeurs », précisent les responsables de la campagne.
Créer des cantines scolaires durables
Les établissements sont encouragés à réactiver ou à créer des cantines alimentaires scolaires durables. Celles-ci devraient proposer des repas accessibles, nutritifs et adaptés aux besoins des enfants.
Pour y parvenir, les écoles sont appelées à développer des partenariats avec les producteurs et les agripreneurs locaux afin de favoriser un approvisionnement régulier en produits frais.
Autre comportement à encourager c’est la production locale au sein même des établissements. La mise en place de jardins potagers scolaires permettrait aux élèves de participer à la production de certains aliments et de mieux comprendre le lien entre agriculture, alimentation, santé et environnement, font savoir les responsables de la campagne.
Ces jardins pourraient également servir d’outils pédagogiques pour transmettre aux enfants des connaissances pratiques sur la production et la consommation responsables.
Enfin, la campagne « Malisho Bora Shuleni » appelle les responsables d’écoles à encourager les élèves à devenir eux-mêmes des acteurs du changement, capables de faire de meilleurs choix alimentaires et de transmettre les bonnes pratiques au sein de leurs familles.
Ibag Bagenda