L’acteur Sociopolitique Mugisho Bahige Kagale tire la sonnette d’alarme face à la montée de tension sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo et à la crise de gouvernance qui fragilise les institutions.
Il l’a dit dans une lettre d’interpellation adressée au président Félix Tshisekedi, le lundi 15 décembre 2025. Dans cette correspondance, il plaide pour la convocation urgente d’un dialogue national inclusif. Car selon lui, c’est le seul seul capable selon lui, de réconcilier les Congolais autour de la paix et de l’avenir du pays.
Un système de gouvernance affaibli
Mugisho Kagale revient sur les piliers qui à ses yeux, ont permis au président Tshisekedi d’accéder au pouvoir et de maintenir un équilibre au début de son premier mandat. Il s’agit du pilier politique avec Vital Kamerhe ; la diplomatie avec Fortunat Biselele ; la sécurité avec François Beya ; ainsi que la coalition FCC-CACH avec l’ancien président Joseph Kabila.
Tous ces repères, note-t-il, ont aujourd’hui été marginalisés ou démantelés. Ce qui a exposé la RDC à une instabilité institutionnelle et une gouvernance centralisée en perte de repères.
Urgence du dialogue
Pour toutes ces raisons, il en appelle à un sursaut de conscience du chef de l’État.
Mugisho Kagale propose ainsi un dialogue souverain. Selon lui, ce cadre va réunir les forces politiques, sociales, religieuses et citoyennes, sans exclusion. Ce, pour traiter les causes profondes des conflits et restaurer la confiance nationale.
Des conseillers concernés
A en croire cette lettre, l’interpellation cible également l’entourage du président Tshisekedi.
Mugisho estime que plusieurs conseillers n’assument pas convenablement leur rôle d’orientation stratégique. Ce qui aggravant ainsi la crise actuelle.
‘’Seule la voie du dialogue peut désamorcer la crise, restaurer la stabilité et éviter que la RDC ne sombre davantage dans le chaos’’, conclut-il.