L’AFC/M23 annonce avoir maîtrisé la première vague de l’épidémie de la maladie à virus Ebola dans les zones placées sous son contrôle.
Cette annonce a été faite lors d’un briefing animé par le professeur et épidémiologiste Dr Frédéric Kaniki, responsable de la cellule de riposte. Il a indiqué que plus de 400 personnes contacts ont fait l’objet d’un suivi, lequel s’est révélé satisfaisant, avec un taux de suivi supérieur à 98 %.
« Durant toute la période de suivi, aucun nouveau cas n’a été détecté parmi les personnes placées sous surveillance. Aucun patient n’est actuellement en cours de traitement et aucun contact ne fait l’objet d’un suivi actif dans les zones sous notre contrôle », a-t-il déclaré.
Selon le Dr Frédéric Kaniki, ces résultats témoignent de l’efficacité des mesures mises en œuvre et marquent la maîtrise de cette première vague de l’épidémie dans les territoires administrés par l’AFC/M23.
Il a salué le travail du personnel soignant, des partenaires ainsi que de la population, dont la détermination a permis d’obtenir cette victoire contre la maladie à virus Ebola.
Toutefois, il a averti que ce succès ne doit pas être interprété comme la fin de la menace. Selon lui, le virus demeure actif dans d’autres régions de l’est de la RDC et continue de représenter un risque important pour la santé publique régionale.
« Tant que des chaînes de transmission persistent ailleurs, le risque d’apparition de nouveaux cas dans nos communautés, à travers les mouvements de populations, reste bien réel », a-t-il insisté.
Le responsable de la cellule de riposte appelle ainsi la population et l’ensemble des acteurs du secteur de la santé à maintenir un niveau élevé de vigilance et à poursuivre sans relâche les efforts de surveillance, de prévention et de mobilisation communautaire afin d’empêcher toute résurgence de l’épidémie.
L’AFC/M23 affirme rester déterminé à faire en sorte que tout cas suspect importé soit détecté précocement et pris en charge de manière rapide et efficace afin d’éviter toute nouvelle transmission.
Enfin, le mouvement réaffirme son engagement à protéger les populations vivant sous son administration grâce à des mesures de santé publique fondées sur des données scientifiques, dans un esprit de transparence et de collaboration étroite avec les différents partenaires.
Ibag Bagenda