Dans la ville de Bukavu, plusieurs élèves du primaire et du secondaire n’ont pas encore repris le chemin de l’école, alors que les cours ont officiellement débuté depuis le mardi 1er septembre 2026.
Alors que certains établissements scolaires ont déjà retrouvé leur animation habituelle, de nombreux enfants restent encore à la maison. Parmi les principales raisons évoquées par les parents figurent notamment le manque de moyens financiers pour acheter les fournitures scolaires nécessaires à la rentrée.
Plusieurs parents expliquent également que la situation économique actuelle rend difficile la prise en charge des besoins scolaires de leurs enfants. Pour certaines familles, il faut faire face à plusieurs dépenses à la fois, notamment les frais scolaires, les fournitures, les uniformes et d’autres besoins liés à la scolarité.
Cette situation suscite des inquiétudes quant au risque de voir certains enfants prendre du retard dans les apprentissages dès les premières semaines de l’année scolaire.
Dans certains quartiers de Bukavu, la rentrée scolaire se déroule ainsi de manière progressive. Des parents disent attendre de réunir les moyens nécessaires avant d’envoyer leurs enfants en classe, tandis que d’autres tentent de trouver des solutions pour permettre à leurs enfants de reprendre les cours malgré les difficultés financières.
Le manque de fournitures scolaires constitue également un obstacle pour plusieurs familles. Certains élèves disposent déjà de leurs uniformes, mais n’ont pas encore tous les cahiers, stylos, sacs et autres matériels exigés pour suivre normalement les enseignements. Cette situation pousse certains parents à solliciter l’aide de proches ou à acheter progressivement les fournitures.
Face à cette situation, l’accompagnement des enfants reste un enjeu important pour les familles et les acteurs éducatifs. La rentrée scolaire intervient dans un contexte économique difficile, mais les parents sont encouragés à privilégier la scolarisation de leurs enfants afin de leur permettre de ne pas accumuler de retard dès le début de l’année scolaire.
Contacté à ce sujet, Mulumeoderwa Batandi, président de l’Association nationale des parents d’élèves du Congo, ANAPECO, estime qu’aucune raison ne devrait empêcher les élèves de reprendre le chemin de l’école.
Il appelle les parents à envoyer leurs enfants à l’école afin qu’ils puissent bénéficier d’une éducation nécessaire à leur avenir.
Pour l’ANAPECO, la reprise effective des cours reste importante pour permettre aux élèves de suivre normalement le programme scolaire et d’éviter que les difficultés économiques des familles n’affectent durablement leur parcours éducatif.
Ibag Bagenda